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« Hello, Dead kid speaking » - Neku Sakuraba
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Lun 22 Oct - 18:21
Neku Sakuraba
}


ATTAQUE
★★☆☆☆☆☆☆☆☆
DÉFENSE
★★★★★★★☆☆☆
MAGIE
★★★★★★★★★☆
SOIN
★★☆☆☆☆☆☆☆☆
VIE
★★★★★☆☆☆☆☆
Nom : Sakuraba

Prénom : Neku

Âge : 17ans

Groupe : Radiant Garden Peacekeeping Committee

Classe : Freelancer (+2 magie -2 soin)

Sous-classe : Psychomancien (+1 défense -1 attaque)

Type d'arme : Pin’s

{
Type préféré de combat.

[EN COURS]

{
Habiletés spéciales.

[EN COURS]
{
Caractère.

« Thank you, Captain Obvious » (Mature / Intelligent)

« I just met you. I don't like you. And I don't give a rat's ass if you think I'm rude! » (Réaliste/Introverti)

« Yoshiya Kiryu... Private dick extraordinare. » (Piquant / franc)

« Hello, dead kid speaking. » (Cynique)

« Apparently he didn't just name us after crayons, he's been eating them, too. »

« And this is where this all goes to hell. » (Pessimiste/Cafardeux)

« Don’t go the distance for other people. Do it for yourself. » (Asocial / Indépendant)

« CAT doesn't just make art. CAT IS art. » (Fan de CAT / Créatif )

« If I don't clash, I don't change. The world ends at my borders, and the best moments slip away » (Empathique / gentil dans le fond)

« Same streets, same crowds too. Yeah, Shibuya hasn’t changed a bit. But still, I don’t think I can forgive you yet. » (Rancunier / Loyal)

« Don't be an ass. She's my friend. And you act like I'd mind saving her. » (Protecteur / Loyal / Gentil (mais caché)

[EN COURS]
Histoire.
}

« Je n’ai pas toujours été comme ça. »

C’est plutôt une excuse idiote pour justifier mon comportement, non ? Juste une manière de me faire pardonner pour des mots, des gestes, ... J’aimerai, mais non. Absolument pas. Je ne cherche pas le pardon pour des paroles que je pense la majorité du temps. Je ne cherche pas le pardon pour une action que j’aurai dû faire, que je n’ai jamais eu le courage de faire.
Je ne cherche pas le pardon, parce que je n’ai moi-même jamais pu me pardonner.
Quel intérêt ? Je sais que je suis fautif. Je sais que je suis le seul à blâmer pour celui que je suis devenu après... l’incident. Qu’importe. Qu’importe... C’est tout ce que je voulais dire. Je n’ai pas toujours été comme je suis maintenant. J’ai été pire, bien pire, j’ai été mieux.

Enfin, si on peut le dire.

D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais été un garçon très sociable. Né à Shibuya, élevé à Shibuya, enfant unique d’un couple des plus banal, mon histoire aurait dû l’être également. Parfois, je souhaite encore qu’elle le soit, parfois, l’instant juste avant de me réveiller et de retrouver ce—ces mondes.

Peu sociable, peu avenant, j’ai pourtant passé mon enfance tranquillement. Toujours dans les premiers de classe sans jamais faire le moins d’effort, j’ai eu la chance ou la malchance de naitre avec une tête qui comprend vite, qui retient vite. J’ai survolé la plupart de mes cours, malgré les difficultés, sans jamais y trouver le moindre intérêt. Le gamin énervant qui réussit sans rien faire, c’est moi. A dormir sur le banc et à répondre quand même juste, c’est moi. Heh, vu comme ça, on ne dirait pas, et pourtant c’est le cas.

J’aurai pu me contenter de cet état de fait. Une vague solitude, à attendre de grandir sans vraiment rien attendre de la suite. Spectateur de sa propre vie, sans jamais en être acteur. J’aurai pu m’en contenter, mais non. Une personne. Une personne est venue pour éclater ma bulle.

Une personne qui est devenue mon premier ami, et le seul même à l’époque.

En y repensant, j’ai presque l’impression que ce schéma se répète sans cesse dans mon existence. Je ne demande rien à personne, mais on ne cesse de me déranger. Et heureusement !

Des heures, des journées, des semaines, des mois ont passé. Peu y ont cru et pourtant... Pourtant, nous étions bel et bien amis. Le taiseux génie du fond avait bel et bien un ami qui supportait son humeur vacillant entre le silence et l’exécrable. Adolescence oblige, je suppose. Ce que nul sait, c’est que lui et moi, avions plus en commun que ce que les autres voyaient... ou qu’au moins, il n’avait pas la prétention de me juger sans me connaitre.
Il était comme une immense étincelle, celle qui rend une journée morne enfin plaisante. A contrario, j’étais l’ombre qui déprime d’un regard.

Sans autre chose qu’un rire, qu’un sourire, il a accepté ma passion que je ne montrais pas. Parce que les seuls au courant ne m’ont renvoyé qu’un ‘quel gâchis’ au visage. Quel gâchis, quel gâchis, quel gâchis ! ‘Quel gâchis de perdre ton temps alors que tu as tant de facilités à l’école !’ ‘Tu devrais plutôt étudier, te préparer à entrer dans les grandes écoles !’
A peine au collège, et on me demandait déjà de penser à l’université. A peine un pied dans un début d’indépendance qu’on m’ordonnait de faire ce que je détestais.

A son inverse, lui me poussait à garder le crayon en main, à noircir des pages et pages blanches de tout ce qui me venait à l’esprit. A laisser l’imagination me guider. Ce que j’ai fait. Il faut dire que c’est aussi à ce moment que j’ai découvert l’artiste qui l’allait devenir mon modèle. Un modèle, puis un mentor, mais ce sera pour plus tard. Au début, je ne savais pas qui était ce CAT qui colorait les murs de la ville de ses tag délirants, tout ce que je savais, c’est que sa manière de voir le monde n’allait plus me quitter.

‘Do what you want, how you want, when you want’

Ça peut paraitre simple ou même un peu stupide dit comme ça, mais depuis l’instant où j’ai découvert CAT, il n’est plus jamais sorti de ma vie. Ses mots ont toujours sonné juste pour moi, ses dessins m’ont toujours touché, m’ont toujours paru incroyablement juste et puissant ! Avec ses design uniques, à la fois coloré et sombre... il ne m’a pas fallu longtemps pour en être complètement fan.

Et quand j’ai entendu cette rumeur... j’ai voulu vérifier de mes yeux.

Dans un coin sombre de la ville, le genre d’endroit où un collégien n’a rien à faire après les cours, un des murs porterait la plus ancienne de ses fresques encore visibles. Forcément, je n’allais pas passer à côté de cette occasion. Forcément, j’ai couru dans les boyaux sales que je n’empruntais jamais pour la trouver. Forcément, je l’ai trouvée. Et à l’instant où j’ai posé les yeux dessus, sur cet immense mur d’Udagawa entièrement recouvert de peinture... Heh, c’est difficile à expliquer. C’était juste... ça. C’était ça. Un peu comme un truc qu’on trouve sans même savoir qu’on le cherchait. Mieux que tout ce que j’avais pu imaginer.

Je ne pouvais pas le garder pour moi.

Des jours après ça, j’ai insisté, insisté et encore insisté auprès de mon ami pour qu’il vienne m’y rejoindre après les cours. J’étais à la fois content de pouvoir lui montrer ce qui avait enflammé ma fibre artistique, et impatient de connaitre son avis.

Il n’est jamais venu, ou plutôt, il n’est jamais arrivé jusque là-bas. Comme il n’est plus jamais retourné à l’école, comme je ne l’ai plus jamais vu.

Ils ont appelé ça un terrible accident, et peut-être que c’en était un, mais à aucun moment, je n’ai pu me pardonner pour ça. Pour l’avoir convaincu de se rendre dans cet endroit isolé.
Je n’ai pas toujours été comme je le suis maintenant. J’ai été pire. Ce jour a marqué le début de ma longue descente aux enfers.

« Outta my face!! You're blocking my view. Shut up! Stop talking. Just go the hell away!!! »

Je ne suis plus sûr de me souvenir combien de fois j’ai pu penser à ces phrases alors que j’errais sans but à Shibuya. En réalité, je mentirai en disant que j’ai arrêté de le faire. Souvent, le monde m’ennuie, les gens m’ennuient et je n’ai pas envie de deal avec la moitié d’entre eux. Oui, penser, à défaut de hurler, à défaut de lâcher ma rage sur quelque chose, je me suis renfermé. De plus en plus, à ne plus parler, à ne plus lever le regard sur quelqu’un, à ne plus accepter la moindre remarque, le moindre contact avec qui que ce soit. A ne même plus avoir envie d’entendre ce monde qui m’entourait. Ma seconde passion pour la musique m’a bien aidé pour cela, d’ailleurs. Impossible de me pardonner, impossible d’avancer. Je suis redevenu spectateur de ma propre vie, sauf que cette fois-ci, j’ai pris soin de repousser consciencieusement chaque personne qui osait m’adresser la parole. Avec mon casque sur les oreilles, c’était plus facile de simplement oublier qu’en dehors de ma bulle, il y avait un monde.
Je dois le dire, je suis plutôt doué pour le faire. Encore maintenant d’ailleurs.

Je ne voulais personne à mes côtés, personne pour me tirer vers le bas, personne pour qui j’aurai pu avoir de l’affection. Je ne voulais juste personne. Alors, je suis resté seul, avec mon art, avec ma passion pour CAT qui jamais ne s’est éteinte. Chaque jour, je suis revenu à Udagawa. Chaque jour, j’ai contemplé cette fresque, centimètres par centimètres, toujours autant touché par le message qu’elle hurlait, avec toujours la même envie d’y revenir le lendemain.

A cette époque, je n’aurai jamais cru que c’est elle qui causerait en partie ma fin. Ou peut-être le début d’autre chose ?

J’avais quinze ans quand c’est arrivé. Difficile à croire, je le sais, mais je suis mort ce jour-là. Un jour comme les autres où après avoir passé de longues heures ennuyeuses à l’école, j’ai tout fait pour repousser le moment fatidique où je devrais rentrer chez moi. Comme souvent. Disons que j’en avais marre de cet éternel laïus sur mon futur lycée qui de toute manière ne me plairait pas.

A quinze ans, qui a envie de se lancer en math’ sup’ ?

Je ne suis pas beaucoup plus âgé mais j’ai l’impression que c’était il y a une éternité.
Donc... oui, je suis mort. Plutôt salement d’ailleurs. Une balle entre les deux yeux, dans ce que j’ai pensé au début être un règlement de compte entre deux gars random. Je suis mort en face de cette fresque que j’ai tant admiré. En réalité, cette mascarade était une exécution, la mienne.

« Reapers’ Game »

Je me suis pourtant réveillé. Au beau milieu du Scramble Crossing, au beau milieu des gens. J’ai ouvert les yeux, mais eux, ne me voyaient pas. Et pas comme d’habitude. Ce n’était pas une ignorance calculée, mais autre chose. Je me suis réveillé avec un étrange objet dans les mains, et aucune idée de comment il est arrivé là : un pin’s, fond noir, dessin d’un crâne argenté dessus, mon Player Pin’s.

Je n’ai pas tout de suite compris ce qui m’arrivait, qui aurait pu ? A la seconde où j’ai ouvert les yeux, je n’avais plus la moindre idée de l’endroit où je me trouvais, ou même, de qui j’étais. Mon nom, mon portable et ce pin’s étrange. C’est tout ce qui me restait. Le reste, ce n’était qu’un large blanc insondable et vertigineux. Même ma propre ville, mon propre monde m’est devenu complètement inconnu. Je n’ai donc pas compris immédiatement l’enfer dans lequel je me suis retrouvé.

Car, voyez-vous, Shibuya possède une particularité. Une particularité inconnue des habitants qui ne font que vivre simplement leur vie. Shibuya, contrairement à de nombreux autres mondes, n’est un monde ni magique, ni même particulièrement avancé technologiquement. Ses habitants, moi y compris, sont des humains tout ce qu’il y a de plus normaux. Mais une chose diffère Shibuya du reste des mondes : Le Reapers’ Game. Pour les détails sur comment ou pourquoi il a été mis en place, ce n’est pas à moi qu’il faut s’adresser, je n’en sais rien.
Parmi ceux qui perdent la vie, certains sont approchés pour participer un jeu. Le but est simple : survivre sept jours tout en accomplissant des missions à l’aide d’un partenaire. Echouez une mission, et c’est l’effacement. La récompense au bout de ces sept jours est la possibilité de revenir à la vie. Pour pouvoir participer, chaque joueur doit abandonner la chose à laquelle il tient le plus au monde. Puisque je n’avais personne, ce sont mes souvenirs qui m’ont été dérobés.

Voilà pour les bases, la pratique est évidement plus complexe que cela.

Car quand on devient un Joueur, on est confronté à bien des dangers. Entre les Reapers et les Noises, tout est fait pour qu’aucun d’entre nous ne passe la semaine, évidemment. Je ne garde pas un très bon souvenir de mes anciens adversaires... mais eux non plus. Si je suis encore là aujourd’hui, c’est bien parce que j’ai vaincu la majorité d’entre eux.

Enfin, pas seul. Non, seul, j’aurai juste été effacé comme beaucoup d’autres avant moi.
Bien que je me serai bien passé de devoir collaborer avec de parfaits étrangers. Même si ces étrangers sont devenus les personnes les plus proches de moi. Mes partenaires, mes amis. Des personnes en qui croire, après des mois, des années à rejeter les autres.


« More than anyone else »

Trois semaines. C’est le temps que j’ai passé dans le Reapers’ Game. Autant dire que je suis le seul joueur à avoir dû faire ça. Trois semaines à effectuer des missions, à combattre des Noises, des Reapers, à survivre. A devoir apprendre à refaire confiance en l’autre, à avoir cette confiance brisée, plus d’une fois d’ailleurs. Trois semaines pendant lesquelles j’ai été plus ‘en vie’ que durant des années. C’est étrange à dire, mais c’est la vérité. Trois semaines... pour terminer par cette conclusion qui me laisse encore un arrière-goût de bile dans la gorge. Encore maintenant, j’ai du mal à ne pas y penser sans avoir la rage au ventre et les poings qui se serrent.

Avoir la personne qui vous comprend le mieux vous trahir n’est pas une expérience plaisante.
Encore moins quand cela se termine par un duel aux pistolets, un macabre décompte et une cuisante douleur.

C’est dans l’antre souterraine du Composer que tout s’est terminé. C’est là-bas que j’ai appris l’amère vérité, le pourquoi de ma présence dans ce jeu, le pourquoi de tout cet enfer dans lequel j’ai été plongé.

C’est aussi là-bas que je suis mort, pour la seconde fois.

Est-ce qu’on peut tuer un mort ? Heh bien... je suis malheureusement bien placé pour vous le dire. La réponse est oui, et même dans ce pseudo au-delà, une balle, ça fait toujours mal.
Ça aurait dû marquer la fin de mon existence, et même de mon monde d’ailleurs, mais non.
Je me suis réveillé, une fois encore, mais bien vivant cette fois-ci. Shiki, Beat, Rhyme et moi nous sommes réveillés, bien vivants. Il n’y était pas obligé. Il avait gagné son pari stupide. Il avait appuyé sur la détente quand je n’ai pas pu.

Pourtant, nous étions vivants, et Shibuya, toujours la même ville.


« Life continue »

Est-ce que tout a changé après ça ? Absolument pas. Quoi ? Je n’allais d’un seul coup changer drastiquement et me mettre à adorer chaque petite chose que je vois. Faut pas déconner, non plus. Je ne suis pas le bon gars pour parler de bons sentiments et d’arc-en-ciel. Néanmoins... je mentirai en disant que rien n’a changé. Oh, Shibuya, non. Mon monde n’a pas changé. Toujours rempli de gens avec lesquels je n’ai pas envie de deal, toujours aussi bruyant, toujours aussi surchargé... Il ne changera jamais, c’est ce que je pensais, du moins. Mais ça ne me dérangeait pas, ou plus. Ce qui a changé, c’est le regard que je portais sur le monde.
Est-ce que je me suis mis à adorer ce que je faisais à l’école ? Non. Je n’ai même pas changé de lycée, ni même d’orientation. Ce n’était pas de mon ressort. Est-ce que je me suis montrer plus ouvert avec les gars de ma classe, ou avec mes profs ? Pas vraiment. Mais je n’étais plus seul. J’ai rencontré dans cet enfer des personnes en qui j’ai confiance, avec qui j’ai envie de passer du temps.

Et ça... c’est ça qui a changé.

Quand nous le pouvions, nous nous retrouvions tous ensemble. Le point de rendez-vous était toujours le même : la statue de Hachiko

Beat, Shiki et Rhyme... et Joshua aussi, je suppose. Même s’il ne s’est jamais pointé, évidemment. En même temps, en y repensant, s’il s’était réellement pointé à l’époque, je crois qu’il aurait juste reçu mon poing en plein visage, et peut-être même celui de Beat, tiens. Juste parce qu’il le mérite et parce que j’ai toujours envie de lui en coller une quand il me décroche son petit sourire détestable.

Toujours le type à vous faire des coups bas dans le dos, et à vous de vous démerder après ça.
C’est bien à lui que je dois mon petit séjour au purgatoire, après tout.

Fucking prissy kid

Enfin, ce n’est pas la seule chose qui a changé ! J’ai au moins pu retirer une autre chose positive de cet enfer... j’y ai rencontré mon idole, CAT ou Mr Hanekoma. Difficile d’y croire sur le moment, et pourtant. Un artiste aussi réputé que lui était de mèche avec le Jeu. Pas étonnant que le design des Pin’s était toujours très au point, puisqu’ils sont son œuvre. Ça et aussi le fait qu’il tient un café dans le coin le plus paumé de la ville. Le genre d’endroit que tu ne trouves que par pur hasard.

Du coup, fini de passer les après-lycée dans cette ruelle à contempler ce mur immense... J’ai préféré les passer dans ce café. Evidemment, ce n’était pas gratuit. Rien n’est jamais gratuit avec Mr H. Mais plutôt que de devoir boire son horrible café, j’ai préféré l’aider derrière le comptoir. En y repensant, je suis pratiquement certain de m’être fait avoir, puisque ça lui donnait l’occasion de surtout s’éclipser des heures entières et de me laisser me débrouiller seul. Puisque le café était marqué, de temps en temps, je pouvais y voir des joueurs un peu perdus et toujours sur le qui-vive. Au moins, grâce à eux, je savais plus ou moins que Joshua allait bien. ‘Fin, je supposais, puisque son Jeu de tarés était encore en place et visiblement avec les mêmes foutues règles.

Mais quand c’était calme, j’avais accès à l’arrière-boutique et surtout à son atelier d’artiste. Et ça, ça valait bien toutes les fois où il s’est cassé en me disant ‘je reviens dans cinq minutes’...pour finalement ne jamais revenir.

Ce n’était pas parfait, mais à cette époque, ma vie me plaisait.


« Dream World »

...Sauf que tout a une fin, je suppose. Quand ils ont commencé à attaquer, je n’ai pas tout de suite compris ce que se passait. Ils ressemblaient à des Noises, mais n’en avaient pas le comportement. Ni totalement la forme. Sans compter qu’ils ne répondaient pas aux Reapers et surtout... qu’ils étaient visibles pour les vivants. Quand j’ai vu pour la première fois cette petite forme noire aux yeux jaunes, j’ai tout de même compris que ce n’était pas normal. Juste... pas normal.

Ces choses étaient différentes, agressives et insatiables.

Et en face d’eux, la poignée de Reapers n’a pas suffi.

Alors, j’ai repris mes Pin’s et je me suis mis à les affronter. Moi et les autres. Au début, c’était comme des Noises après tout, et même s’il a fallu que je m’habitue à utiliser mes Psych dans le RG, on ne s’en sortait pas trop mal. Au début. Jusqu’à ce qu’on comprenne que plus on en détruisait, plus il en venait. A croire qu’on ne pouvait que les repousser pendant un temps.
Et à la première ‘grosse offensive’ de ces choses, on est tous tombé.

Ce n’est pas hyper glorieux, mais c’est comme ça. Comment quatre ados auraient pu faire le poids face à ces choses après tout ? Au moins, les Noises ne revenaient pas une fois détruits.
Le reste... Encore maintenant, je ne comprends pas très bien ce qui s’est passé. Je suppose que Josh’ est intervenu, j’en suis même certain. Pourquoi ou comment... ça, c’est son problème. Il n’avait aucune obligation de le faire, après tout. Je peux juste raconter ce que je sais, ce que j’ai vécu, rien de plus.

Beat, Rhyme, Shiki et moi, on a été envoyé... dans un autre monde. Sur le coup, rien ne m’a semblé étrange ou bizarre... c’était un peu comme dans un rêve. J’agissais, mais sans trop savoir pourquoi. C’est un peu flou, encore maintenant. Tout ce que je savais, c’est que j’avais l’impression d’être de retour dans le jeu, et que je devais absolument retrouver Shiki, ma partenaire. Tout était différent, ce n’était même pas mon monde, ni même logique en réalité, mais je devais le faire, c’est tout.

Pourtant, je sais que c’est réel. Tous les souvenirs de cet endroit, de cette période, sont réels.
Ça a été mon premier contact avec un monde autre que Shibuya, Traverse Town. Et également mon premier contact avec une personne étrangère à mon monde... Sora. Et ce type zarbi en capuche noire. Mais celui-là, j’ai tout de suite moins envie de m’en souvenir. Et pas parce qu’il s’est dit que me manipuler serait un excellent moyen pour obtenir Sora.

Disons qu’il est sur ma liste des personnes à qui foutre mon poing dans la gueule, et qu’il est en excellente position.

Après un temps qui m’a paru infini, on a fini par revenir à Shibuya. Ou par se réveiller ? C’est difficile à savoir.

« ... I never told Joshua I'm sorry. »

Est-ce que la situation s’est améliorée après ça ? Pas vraiment. Pas du tout même. Ces choses, ces ‘sans-cœurs’, étaient toujours là.

« Welcome back »

« ... Do what you want. I work alone.»

« Another World awaits »

[EN COURS]

{
Particularités.

♪ Neku n’a que de vagues souvenirs de son passage dans le Traverse Town endormi, comme si tout ce passage de sa vie n’était qu’un rêve. Il sait néanmoins que ça s’est bien passé et se souvient des rencontres qu’il y a fait.
[EN COURS]

Hors-jeu. }[EN COURS]
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