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Dreamland after works (Solo)
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Marko
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Sam 20 Oct - 23:07
J'avais demandé à aller dans un monde tranquille quand j'étais entré dans le portail, mais je désirais plutôt un monde ordinaire et non pas Neverland... si Peter Pan me trouvait ici. Bon, de toute façon, il sait tout ce qui se passe dans son royaume donc je ne peux plus trop me cacher et le navire de Crochet qui ne semble pas être à proximité de l'île, où est-il passé encore.

Je suis donc arrivé à Neverland sortant du portail sur une plage au sable fin et luminescent. La mer et les requins qui y peuplent la région qui se dresse derrière mon séant et la forêt luxuriante qui fait front devant moi, je soupire et j'avance. Je n'étais pas venu pour tâter le terrain ou affronter quiconque, mais pour me relaxer et me détendre, chose que je vais faire dans les prochains instants. J'arrive en vue du grand arbre qui surplombe tout l'île, digne repaire du "fameux" Peter Pan dont Crochet m'avait tant parlé en l'invectivant, je désirais assidûment le connaître, mais pour le moment... pêcher était l'idée qui me venait à l'esprit et j'avais déjà commencé à chercher point d'eau pour y faire trempette.

Mes recherches me menèrent à un petit ponton d'un lac se situant juste sous une île volante, fortement impressionné par cette dernière, je levai les yeux pour l'admirer un court instant pour ensuite retourner à mes vacations. Une petite barque et une canne à pêche m'attendait au côté du ponton, ne me souciant guère d'être espionné par quiconque, j'embarque dans la barque en prenant la canne et le seau de ver et je pris rames pour aller me positionner au centre du lac. Enlevant mes vêtements un peu trop chauds pour l'endroit où je suis actuellement, je fixe un ver sur l'hameçon et je m'assois bien paisiblement en laissant le vent souffler sur mon visage durcit par les affres du temps et des événements passés auxquels j'ai participé. Des moments comme celui-ci, où le ver se balance au-dessus de ma tête tel un lasso et qui vole au loin pour tomber dans l'eau dans un petit plouf, je n'en ai pas vécu beaucoup dans ma vie auparavant... même que jamais je n'avais vécu cela, n'étant jamais sorti d'Arcadia, et je prends le temps d'apprécier cet instant précieux alors que des larmes coulent sur mon visage rugueux et qu'un sourire se forme en repensant à ma fille et à la réaction qu'elle aurait fait en voyant cet endroit juste magnifique à admirer...

Je prends le temps de réfléchir aux événements qui se sont passés pendant cette année et à la mort du seigneur Jafar et je me dis que nous sommes incroyablement désavantagés par rapport aux Champions de Lumière. Cette seule pensée qu'un espoir persiste me crève le coeur... l'espoir... quelque chose qui n'existe plus à mes yeux depuis très longtemps. J'ai la haine en revoyant Sora éliminer Jafar et mon impuissance, plus j'y pense et plus je perds espoir en ma cause noble et juste quoique dépeinte de bonté et de raison.

Bon sang, je n'arriverai pas à déstresser ainsi, en plus, il n'y a aucun poissons qui ne mord, c'est la défaite même ici. Je ramène ma ligne au bateau et je retourne au quai, un petit sandwich ayant été laissé dessus, je regarde autour de moi en me demandant si quelqu'un m'espionne, et je le ramasse pour l'engouffrer dans mon bide affamé. Je délaisse la canne à pêche et cette pratique pour me diriger vers l'arbre géant, mon désir de rencontrer ce curieux individu et de peut-être converser avec ce dernier. J'arrive au pied de l'arbre et je patiente ;

- Crochet m'a beaucoup parlé de toi et pas nécessairement en bien non plus, tu sais...

- Ah bon et que t'a-t-il dit à mon sujet ?

J'entends ces mots qui me vienne de dos, mais je ne me retourne pas, car je n'en ai pas besoin, j'aperçois un jeune adolescent vêtu d'une tunique verte qui descend du ciel enveloppé dans une sorte de drap de poussières dorées. Il est très jeune et son sourire parait rassurant, cela m'écoeure un peu, mais je tiens le coup... ;

- Il a surtout parlé d'un enfant qui n'arrêtait pas de contrecarrer ses projets et il t'as beaucoup invectivé par-dessus tout. Je n'irai pas répéter ses dires pour la simple raison de ne pas blesser ton innocente âme d'enfant...

- Pourtant, je n'ai fait que jouer avec Capitaine Crochet, je n'ai rien fait de mal ?

S'amuser ? Pourquoi pas, peut-être que ce petit homme saura me distraire ;

- Alors veux-tu t'amuser avec moi ? Je n'ai rien à faire pour la journée, même si je ne saurais dire qu'elle heure il est... ma boussole est déréglée.

- Bien sûr, tu es à Neverland, il est vrai que je n'ai pas l'habitude de jouer avec d'autres adultes que Capitaine Crochet et que nos jeux sont un peu différent, mais cela ne devrait pas m'empêcher de jouer avec un quelqu'un d'autre. Une idée ?

Une idée... il y en a bien une, mais je ne sais pas si cela ma lui tenter, j'imagine qu'il préfère bouger et être actif, mais je vais tenter le coup ;

- Les échecs, si tu sais y jouer ?

- Parfait ! Allons-y, j'adore jouer aux échecs...

Je ne compte plus le nombre de fois que j'ai perdu et dont lui a perdu aussi, mais je crois m'être arrêté à cinquante-trois défaites pour quarante-huit victoires, ce jeune homme n'est pas fatigable, dès qu'il perd, il désire une revanche, chose que je lui offre à bras ouvert, j'ai toujours aimé les échecs. Activité que je pratiquais avec Jafar, j'ai souvent perdu face à celui-ci et désormais je me trouve un nouveau camarade de jeu avec qui j'ai des chances de gagner, c'est amusant... amusant ?

En y réfléchissant, ce sentiment est pour moi réconfortant, mais il me brûle aussi, je ne veux pas être réconforté et pourtant les larmes me viennent sans que je le veuille. Je me sens pitoyable et je ne peux pas m'empêcher de rire devant Peter qui doit me regarder avec inquiétude. Mais c'est sa main qui me surprend plus que son geste, une main douce et chaleureuse qui me replonge dans mon passé et dans lequel je revois Zoé qui me prend dans ses bras, je la repousse en m'essuyant les yeux et Peter qui me regarde avec un visage coupable, qui regrette son geste ;

- Je me suis bien amusé, tu sais ! lui ai-je répondu en serrant le poing et en crispant un sourire pour lui Tu sais où on pourrait aller pour admirer le soleil ? J'ai envie d'un bon bol d'air frais...

Son regard s'illumine et une petite créature sort de nulle part pour s'approcher de lui, il perd son sourire alors qu'elle lui murmure quelque chose... puis le regagne et il me regarde avant de chuchoter a cette minuscule chose et que celle-ci s'approche de moi pour me jeter de la poussière au visage. Je me lève sur les nerfs, mais je remarque les traits moqueurs de Peter Pan alors que je m'élève dans les airs ne sachant pas trop ce qu'il se passe. Ce dernier venant prendre ma main avant de m'emmener vers les îles flottantes et s'approchant d'un amont sur lequel se trouve des tipis amérindiens. Nous nous posons au centre du village d'amérindiens et ces derniers sortent de leurs huttes pour avancer vers nous, nullement dérangés par ma présence. Une accolade avec Peter Pan et celui qui semble être leur chef tend sa main vers moi, main que je serre fortement pour lui montrer que j'ai de la vigueur malgré mon âge. Leur chef m'adresse un sourire et en profite pour me serrer la main et s'ensuit un affrontement de bras de fer, affrontement que je remporte haut la main aux vus de ma force physique sur-dimensionnelle et Peter Pan qui rit de plus belle...

Nous avons passé une partie de la journée à apprendre, pour ma part c'était surtout à moi d'apprendre, les humes et coutumes de ce peuple amérindien, à chasser, à écrire des textes dans des ardoises et à chanter et danser, rigoler, "s'amuser". Je n'avais pas l'impression d'être à ma place ici, mais je faisais un effort pour bien m'intégrer. Pourtant, je regarde Peter et je me questionne sur la raison pour laquelle Crochet me parlait de lui en mauvaise personne alors que ce dernier ne respire que la bonté et la bonne humeur.

Peter Pan m'a amené à un étang dans lequel se baigne des sirènes à la voix envoûtante qui semble vouloir m'attirer vers l'eau. Peter qui m'explique que ces sirènes ne sont pas gentilles et qu'elles ne me veulent que du mal et pourtant leur sourire qui parait si enjôleur, j'imagine qu'elles sont semblables à celles qui m'ont été décrites dans les mythes et légendes de chez moi. Si c'est bien cela, il me faudra de la concentration et je ne désire pas rester plus longtemps, car leur chant quoique apaisant, me dégoûte au plus haut point et ne me donne qu'une seule envie... les massacrer jusqu'au dernier !

Nous sommes revenus manger avec les amérindiens et nous avons passé le reste de la journée avec ces derniers, je commence à perdre un peu le nord. Un désir brûlant de rester ici m'enivre, mais je tiens le coup, l'heure de retourner chez moi arrive à grand pas et j'essaie de m'intéresser à ce que me dit Peter vis-à-vis de Crochet, il prend un malsain plaisir à le déranger, me dis-je en l'entendant parler de lui et cette petite "fée" Clochette que m'a présenté Peter qui me regarde nonchalamment comme si je suis le plus dangereux de tout les êtres du monde. Elle me fait rigoler... puisqu'elle n'a pas tout à fait tort.

La journée se passe à la rigolade, mais quelque part dans mon coeur, je ne désire que la destruction de ce village, même qu'une de leurs femmes s'est approchée de moi plus tôt et a tenté de m'amadouer, de me séduire, mais je l'ai repoussé froidement avec un regard noir, cela a mis un écart entre moi et les aborigènes. Je ne sais pas ce que Peter Pan voulait me montrer en m'emmenant ici, mais je commence de plus en plus à retrouver mon attrait sombre et ludique, je lui demande de me ramener au sol, ou plutôt vers la plage. Le navire de Crochet semble être aux alentours, il me semble l'avoir aperçu en survolant Neverland pendant la descente, mais je ne désire pas aller lui adresser ne serait-ce qu'un petit bonjour.

Arrivés à la plage, je m'avance et j'appelle à moi la porte des Enfers pour me ramener dans les Tréfonds, cela va prendre un petit moment, donc je me retourne vers Peter Pan qui me regarde comme un gamin tout à fait innocent, pur, lavé de tout péché et je me revois à son âge, encore pur comme lui, et je lui offre un grand sourire ;

- Reviens quand tu voudras... ou quand tu pourras, je t'ouvrirai grand les bras et nous irons nous amuser encore une fois !

Quelle plaie, cet enfant... ;

- La prochaine on jouera comme avec Crochet et j'espère que tu seras préparé, car je serai sans pitié !

- Bien sûr, moi de même !

La porte vient d'ouvrir, je me retourne vers cette dernière, je l'ouvre et la traverse. Alors que la porte se ferme doucement, je regarde une dernière fois Neverland, mais Peter Pan n'y est plus, sûrement parti embêter Crochet. Je souris et je remets mes vêtements correctement pour m'avancer vers le Conférencium en rigolant...

C'est vrai, je reviendrai. Mon cher Peter. Et ce ne sera pas en tant qu'ami !

Quelle rude journée embellie de majeures absurdités... J'entre et j'aperçois Crochet qui s'en vient pour sortir du bâtiment, je le frôle au passage toujours souriant, tête baissée ;

- Effectivement tout un phénomène, ton Peter Pan.

- Pardon ?
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